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Décider de l'eau

Seine centrale

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C'est le cœur métropolitain du bassin de la Seine, l'agglomération parisienne et sa couronne, où 13 millions d'habitants se concentrent sur un socle calcaire sans grand relief.

Le socle est fait de tables calcaires à 100 %, un bassin sédimentaire homogène de craie et de calcaire où l'eau s'infiltre lentement : la densité de drainage est la plus basse de l'ensemble, 0,572 kilomètre par kilomètre carré au sens de la BD Topage 2024, et la ressource tient d'abord aux nappes et au fleuve alimenté par l'amont. Le trait dominant est la densité humaine, 524 habitants au kilomètre carré, de loin la plus forte de l'ensemble, un bloc irréductible qu'aucune ligne d'eau ne peut fractionner sans découper Paris. Le sol reste pourtant partagé entre grandes cultures et forêts périurbaines, l'artificialisation restant faible rapportée à la population du fait de sa forte concentration. Ce qui fait l'unité de cette écorégion, c'est cette concentration métropolitaine posée sur un même socle crayeux : un territoire où l'enjeu n'est pas le ruissellement mais l'approvisionnement d'une population immense, distincte par sa masse de toutes les autres unités.

L'écorégion Seine centrale réunit 13 689 902 habitants sur 26 129 kilomètres carrés, soit 524 habitants au kilomètre carré. Le niveau de vie moyen y atteint 27 175 euros par an et le taux de pauvreté 13,6 %. Le sol se partage entre 42 % d'usage agricole et 34 % de forêt et de milieux semi-naturels, pour une artificialisation de 3,3 hectares pour mille habitants. Les actifs y travaillent à 97,8 % à l'intérieur même de l'écorégion, signe que le territoire de l'eau et le territoire vécu s'y recouvrent largement.