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Décider de l'eau

Le cas de l'Île-de-France : objectivation et calcul

3 minutes de lecture

Pour la synthèse sans calcul, voir Le cas de l'Île-de-France.

Note de méthode, doublée sur le site (espace Écorégions, « Le cas de l'Île-de-France »). Elle consigne le choix de fond et sa mise en œuvre, pour que la reprise des contours reste traçable.

Le problème

Sur presque tous les découpages construits en partant de l'eau, l'agglomération parisienne ressort comme un cas singulier. Laissée sans traitement, son aire d'attraction se fragmente entre plusieurs écorégions, jusqu'à six, parce que Paris se tient au milieu du bassin de la Seine, sans contour d'eau qui l'épouse, et capte son eau potable très loin de son propre bassin. Découper au plus près des sous-bassins couperait alors l'agglomération en son milieu, ce que la méthode refuse.

La règle retenue

L'Île-de-France est réunie dans une seule écorégion, « Seine centrale », par une règle objective et reproductible :

Toute assemblée de bassin versant dont plus de la moitié de la surface tombe dans l'aire d'attraction de Paris rejoint l'écorégion Seine centrale, en unités entières (aucune assemblée n'est coupée), et dans le seul district Seine-Normandie (sans déborder sur la Loire).

Cette règle respecte les deux garde-fous du modèle : les districts hydrographiques et l'intégrité des assemblées de bassin, dont aucune ne se retrouve à cheval sur deux écorégions.

Le calcul et son résultat

Vingt-trois assemblées de bassin versant passent ainsi à Seine centrale, qui réunit désormais Paris, sa petite couronne et son aire d'attraction :

Indicateur Valeur
Petite couronne (Paris, 92, 93, 94) 100 % dans Seine centrale
Population de Seine centrale 13 689 902 hab
Superficie 26 129 km²
Densité 524 hab/km² (la plus élevée du découpage)
Écorégions cédant de la marge Haute-Seine et Yonne (−11 assemblées), Oise et Marne (−5), Basse-Seine (−3)
Total France, 23 écorégions 66,16 M hab (conservé)

Consolider le cœur francilien a même réduit la fragmentation des nappes : les masses d'eau souterraines coupées passent de 26 % à 23 % (145 sur 639), et les aires d'attraction des villes coupées de 162 à 151.

Les écorégions voisines, une fois leurs franges franciliennes rendues à Seine centrale, se resserrent sur leur bassin propre : l'Oise et Marne tient la Champagne des plateaux, la Haute-Seine et Yonne les plateaux amont.

Reproductibilité

L'affectation vit dans le champ eco de la couche assemblees_bv du GPKG de travail : c'est l'écorégion d'appartenance de chaque assemblée. Les écorégions en sont la simple dissolution. Reprendre un contour se fait donc en réaffectant des assemblées entières, puis en re-dissolvant, sans jamais toucher la géométrie à la main. Le calcul de la règle (part de chaque assemblée dans l'aire d'attraction de Paris) est mené sous SIG à partir des données sources.

Les questions encore ouvertes

Le seuil de majorité (50 % de la surface d'une assemblée dans l'aire de Paris) est un choix, pas une évidence. Les franges les plus lointaines de l'aire d'attraction touchent encore d'autres écorégions, ce qui est normal : l'aire d'attraction est communale, les écorégions suivent les bassins. Le cœur, lui, n'est plus fractionné.