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Décider de l'eau

Isère-Durance

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C'est l'écorégion des grands contrastes d'altitude : l'Isère et la Durance courent des plus hauts sommets alpins jusqu'aux portes de la plaine rhodanienne.

Le socle dominant, ce sont les Alpes internes, un pays de haute montagne qui dépasse quatre mille mètres, mais l'unité traverse aussi les Préalpes et touche à la frange méditerranéenne : elle court de l'altitude nulle du couloir rhodanien aux glaciers. Le réseau est dense, 2,495 kilomètre par kilomètre carré au sens de la BD Topage 2024, dominé par des régimes nivaux et glaciaires, avec des hautes eaux de fonte et des retenues qui font de cette écorégion un château d'eau. Le sol est très majoritairement forestier et semi-naturel, plus des trois quarts, l'agriculture se logeant dans les fonds de vallée ; la densité humaine est faible, 61 habitants au kilomètre carré. Ce qui fait l'unité de cette écorégion, c'est le continuum amont-aval de deux grandes rivières alpines : découper selon les milieux séparerait l'amont de montagne et l'aval de plaine, alors qu'ils gèrent les mêmes masses d'eau et la même ressource, de la neige au fleuve.

L'écorégion Isère-Durance réunit 1 618 579 habitants sur 26 409 kilomètres carrés, soit 61 habitants au kilomètre carré. Le niveau de vie moyen y atteint 23 848 euros par an et le taux de pauvreté 13,6 %. Le sol se partage entre 20 % d'usage agricole et 76 % de forêt et de milieux semi-naturels, pour une artificialisation de 14,4 hectares pour mille habitants. Les actifs y travaillent à 88,3 % à l'intérieur même de l'écorégion, signe que le territoire de l'eau et le territoire vécu s'y recouvrent largement.