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Décider de l'eau

Dordogne

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Des monts d'Auvergne aux vallées du Périgord, la Dordogne est une écorégion composite, tenue par un fleuve qui relie un amont de relief et une plaine calcaire.

Le socle dominant, les causses aquitains, dit un pays de plateaux calcaires karstiques, mais l'unité mêle en réalité plusieurs milieux en parts quasi égales, de l'amont volcanique et cristallin du Massif central aux causses et vallées de l'aval. Cette diversité interne est assumée : c'est l'eau, non l'homogénéité du sol, qui rassemble. Le réseau est de densité intermédiaire, 1,325 kilomètre par kilomètre carré au sens de la BD Topage 2024, avec un fleuve puissant et ses affluents descendus des hauteurs. Le sol se répartit à peu près également entre agriculture et couverture forestière et semi-naturelle, sur un territoire peu dense, 47 habitants au kilomètre carré. Ce qui tient cette écorégion, c'est précisément la continuité amont-aval d'un même bassin : couper la Dordogne selon ses milieux séparerait des versants que la rivière relie, alors qu'ils gèrent une seule et même ressource.

L'écorégion Dordogne réunit 1 130 191 habitants sur 23 926 kilomètres carrés, soit 47 habitants au kilomètre carré. Le niveau de vie moyen y atteint 21 995 euros par an et le taux de pauvreté 15,1 %. Le sol se partage entre 54 % d'usage agricole et 42 % de forêt et de milieux semi-naturels, pour une artificialisation de 26,9 hectares pour mille habitants. Les actifs y travaillent à 84,7 % à l'intérieur même de l'écorégion, signe que le territoire de l'eau et le territoire vécu s'y recouvrent largement.