Adour
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L'Adour descend des Pyrénées vers le golfe de Gascogne, et l'écorégion épouse ce fil : un amont de montagne, un piémont de coteaux, une plaine agricole qui gagne la côte.
Le socle dominant, ce sont les coteaux aquitains, un pays de collines molles taillées dans les molasses et les alluvions, adossé au relief pyrénéen qui alimente les hautes eaux. Le climat océanique y est franc et arrosé, ce qui se lit dans la densité du réseau : 1,935 kilomètre de cours d'eau par kilomètre carré au sens de la BD Topage 2024, l'une des trames les plus serrées de l'ensemble français, faite d'une multitude de gaves et de rivières descendues de la montagne. Le sol reste très ouvert, presque partagé à égalité entre l'agriculture et une couverture forestière et semi-naturelle importante, sans grande concentration urbaine. Ce qui tient cette écorégion, c'est ce continuum de la montagne à la mer par un même bassin bien arrosé : l'eau de l'amont pyrénéen et celle de la plaine relèvent d'un seul système, drainé par un seul réseau dense.
L'écorégion Adour réunit 1 203 267 habitants sur 17 652 kilomètres carrés, soit 68 habitants au kilomètre carré. Le niveau de vie moyen y atteint 23 103 euros par an et le taux de pauvreté 13,5 %. Le sol se partage entre 45 % d'usage agricole et 51 % de forêt et de milieux semi-naturels, pour une artificialisation de 25,5 hectares pour mille habitants. Les actifs y travaillent à 94,2 % à l'intérieur même de l'écorégion, signe que le territoire de l'eau et le territoire vécu s'y recouvrent largement.